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SOCIÉTÉ DE SAUVEGARDE DES MONUMENTS ANCIENS DE L'ARDÈCHE

Présentation de l'association
   Aider les collectivités, municipalités ou associations, à mener à bien des projets de restauration de bâtiments présentant un intérêt architectural ou historique, souvent les deux à la fois, est l'objectif que s'est fixé la Société de Sauvegarde des Monuments Anciens de l'Ardèche. Créée en 1955 et déclarée d'utilité publique en 1983, elle va donc fêter son cinquantenaire cette année. Les buts de la société, tels qu'ils figurent dans ses statuts, sont de rechercher, de faire connaître et de contribuer à sauvegarder les monuments et objets d'art du département de l'Ardèche, plus particulièrement ceux non classés ni inscrits à l'Inventaire Supplémentaire des Monuments Historiques. La Société peut également apporter au Service des Monuments Historiques sa contribution financière à la restauration de certains édifices classés ou inscrits.

    Le siège de la société est aux Archives Départementales de l'Ardèche à Privas. Elle ne rémunère aucun permanent ; elle est intégralement animée par des bénévoles. En dehors de quelques frais généraux inévitables qui représentent environ 4 % du budget, l'essentiel des cotisations versées par les adhérents peut donc être utilisé pour subventionner des travaux de sauvegarde. Depuis 50 ans, sept présidents se sont succédé à la tête de la société :
      
       - 1955-1964 :   Louis Bourbon
       - 1964-1967 :   Pierre Valette-Viallard
       - 1967-1976   : Roger Olagne
       - 1976-1982   : Baron Louis Chaurand
       - 1982-1990   : Général Joseph de Pampelonne
       - 1990-2000   : Michel Faure
       - Depuis 2000 : Guy Delubac

    L'action de la société en faveur du patrimoine ardéchois s'exerce à plusieurs niveaux :

     ¤ Il y a d'abord un travail de recherche pour déterminer les bâtiments méritant d'être restaurés, mené par les membres du Conseil d'Administration et de nombreux adhérents. Il n'existe pas d'inventaire exhaustif du petit patrimoine ardéchois, dont la réalisation représenterait un labeur colossal, même si quelques initiatives locales s'y sont attelées.

     ¤ Vient ensuite, le cas échéant, une intervention auprès des élus pour les convaincre de la nécessité d'une restauration et les informer des possibilités d'aide que peut leur offrir la Société. Mais il faut reconnaître que, bien souvent, heureusement, ce sont eux, ou des associations locales, qui prennent les devants, sans qu'il y ait besoin de les solliciter.

     ¤ Ceci implique l'établissement de dossiers de financement permettant d'obtenir les subventions indispensables à la réalisation de ces projets. Les interventions financières de la société s'exercent de plusieurs façons.

            -Avant tout, par l'intermédiaire du Conseil Général avec qui une étroite collaboration s'est établie depuis 50 ans au niveau de la Direction Départementale des Affaires Culturelles et du Patrimoine. C'est d'un commun accord que le programme de subventions sur le budget dit de sauvegarde des monuments non protégés est établi chaque année et, si des dossiers parviennent directement au Département, les solliciteurs sont priés de les transmettre à la Société de Sauvegarde. Mais d'autres lignes budgétaires, comme celle de l'aide aux communes peuvent être utilisées. De six à dix dossiers sont ainsi retenus chaque année (7 en 2003 et 8 pour 2004), pour un montant global de subventions pouvant aller jusqu'à 45 000 euros.

            - Depuis quelques années, d'autres possibilités d'aide sont explorées et, parfois, utilisées.

            - A un niveau beaucoup plus modeste compte tenu de ses ressources, la Société attribue des subventions sur fonds propres qui ne sont pour autant pas négligeables et sont fort appréciées par les communes à petit budget.

   À titre historique, les deux premiers monuments restaurés furent l'Ermitage d'Ucel près d'Aubenas et le Pont Valgelas à Annonay. Depuis, environ deux cents chantiers de restauration ont été réalisés sur tout le département grâce à l'intervention de la Société. Sans chercher à être exhaustif, on peut citer parmi les édifices les plus représentatifs les châteaux de Rochebonne, de la Chèze, de Banne, de Ventadour, de Desaignes, la tour de Brison, les villages de Saint-Montan et de Beauchastel, Notre-Dame-d'Ay, la chartreuse de Bonnefoy où l'action se continue avec un projet sur trois ans, approuvé en 2003, de restauration des murs de l'église, les églises de Nieigles, de Pranles, de Meysse, de Naves, de Pourchères, des chapelles à Baix, à Cornas, à Boulieu-lès-Annonay, etc…

    En plus de ces activités de sauvegarde, la Société organise trois fois par an, au printemps, en automne et au mois d'août, des sorties-conférences d'une journée destinées à faire connaître à ses membres les trésors patrimoniaux de l'Ardèche. La sortie d'août est faite en association avec l'Amicale des Ardéchois à Paris ; au cours de celle d'automne, se tient l'assemblée générale annuelle de l'association.

    Enfin, il est important de mentionner que, par décision du Préfet de l'Ardèche, la Société de Sauvegarde, en la personne de son président, a été nommée récemment représentant de la Préfecture au Conseil d'Administration du CAUE de l'Ardèche (Conseil en Architecture, Urbanisme et Environnement) et, par ailleurs, membre permanent de la Commission Départementale des Sites.


Guy DELUBAC   
     

 

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