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| LES VANS | |
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Suivant notre guide, nous découvrons, au gré des rues
et des bâtiments anciens subsistants, la bourgade dont le nom « Vans » viendrait
d’un terme celtique signifiant « versant ». La
première mention de l’église Saint-Pierre-aux-liens
et de son bourg apparaît en 1208 (bulle du Pape Innocent III). |
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La visite commence extra-muros, par « les Chauchières », quartier à proximité des cours d’eau, qui était un site idéal pour le travail des peaux et la confection des outres qui servaient au transport du vin, dans un sens, et des céréales au retour, car Les Vans constituaient, au Moyen Âge, un véritable carrefour routier. Une dérivation de la « Grande Fontaine », l’écluse ou « Resclauze », résurgence venant de Naves, alimentait les moulins à grains et à huile. Le lavoir couvert qu’on y trouve aujourd’hui date de 1844. Tous les cours d’eau ont été recouverts dans la première moitié du XIXe siècle. De nouvelles tranches de travaux furent réalisées à partir de 1953, puis de 2000. |
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| Un plan montre
le bourg, au XVIe siècle, entouré du mur d’enceinte
et divisé en trois grands quartiers. Nous franchisons donc la « porte
de l’Oye » à cette époque seule porte accessible
aux chariots, pour pénétrer dans le premier de ces grands
quartiers : - le « fort vieux » autour de l’église Saint-Pierre et de ses cimetières. Aux chanoines de Saint-Ruf, fondateurs d’une première église romane, succèdent les moines de Saint-Gilles au XIIIe siècle ; en 1563 les Protestants s’y établissent, puis entre 1658 et 1681 retour des Catholiques et construction à partir de 1664 d’une nouvelle église sur les plans de l’architecte Brun, sous l’égide de Claude de Roure, abbé de Malons. |
L'Oye |
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Cet édifice d’aspect sévère a remplacé l’antique église romane, en partie détruite après 1564 lorsque la communauté des Vans passa à la Réforme. Son édification fut réalisée aux frais de la communauté, Claude de Roure se réservant celle du chœur qu’il dota d’un magnifique retable occupant toute sa largeur et s’élevant très haut vers la voûte. Conçu dans un style baroque, il offre, taillés dans le chêne et le noyer, une profusion d’éléments ornementaux : colonnes corinthiennes, panneaux sculptés, frises, balustrades, moulures, statues, chapiteaux, angelots, dont la richesse forme un contraste saisissant avec l’austérité de la nef. Encadrant un grand tableau central, une Crucifixion de Proud’hon, deux grandes statues de saint Pierre et de saint Paul en constituent les deux pièces maîtresses avec les deux panneaux illustrant la Pêche miraculeuse et la Vision de Damas. |
Le grand
retable du chur
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Quel fut l’auteur de ce remarquable monument ? Après
l’avoir attribué à divers artistes, on considère
aujourd’hui qu’il faille retenir le nom de Jean Enghelbert,
maître-sculpteur en la ville d’Anvers qui résida
six ans aux Vans, s’y maria et revint y mourir après avoir
travaillé à Sorgues et à l’église Saint-Pierre
en Avignon. La période révolutionnaire faillit être fatale au retable, l’église, désaffectée ayant été transformée en atelier pour la fabrication du salpêtre. Après le Concordat, le curé Tourvieilhe entreprend la restauration de l’ensemble et complète l’ornementation de l’église en y installant des stalles récupérées à l’abbaye des Chambons. En 1964, à la suite des démarches entreprises par M. Bourbon, alors président de la Sauvegarde, l’administration des monuments historiques décida la restauration complète de l’ensemble. Un autre petit retable se voit dans la chapelle latérale de droite, avec des colonnes torses et une ornementation comparable à celui du chœur. |
Les
stalles
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![]() Le lavoir |
Empruntant la rue de la Grande Fontaine, nous entrons dans le second
quartier :
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- la ville basse où commerçants et artisans s’affairaient et où un ruisseau, servant d’égout, coulait au milieu de la large rue du marché. Au milieu de cette rue l’hôtel de Justice édifié en 1413 et démoli au début du XIXe siècle tenait lieu de prison. Nous longeons des maisons remarquables : dont celle de J. Moutet, maire de 1790 à 1815 (peintures sur la façade et escalier à vis) ; « l’hôtel du lion d’or » du XVIIe ; « l’hôtel du Luxembourg », une auberge du XVe. Sur la place de la Grave, datant du XVIIIe siècle, s’élève un symbole du patrimoine scientifique : la statue de Louis-Léopold Ollier, illustre père de la chirurgie ostéo-articulaire. D'après les comptes rendus des visites de la Sauvegarde
des 13 octobre 2007 (J. Fournet-Fayard),
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