| ÉGLISE
DE MARIAC |
Le petit village de Mariac
et son église Saint-Étienne s'accrochent à la colline au-dessus
de la rivière Dorne, à quelques kilomètres en amont du Cheylard.
Il s'agit d'une implantation très ancienne,
puisqu'il y avait déjà là une viguerie
carolingienne, puis, à partir
du XIe siècle, un prieuré de l'abbaye
Saint-Chaffre du Monastier. Mais l'église romane primitive
a fait place, au XVe siècle à celle
que nous voyons aujourd'hui avec son clocher-porche sur archivoltes
ogivales et cloches apparentes dans leurs arcades selon
un type fréquent
en Velay et Vivarais. |

L'église
de Mariac . Au fond, à droite, la vallée de la Dorne. |
| La voûte de la
nef, ruinée au cours des
guerres civiles, ne fut remontée qu'au début
du XVIIIe siècle en simple berceau au lieu des
croisées
d'ogives dont seules subsistent les amorces près
des arcs doubleaux. Aucun travail de consolidation ou de
présentation ne fut entrepris avant 1962 lorsque
l'apparition d'une fissure dans le mur supérieur
de la sacristie accolée à la nef, contraignit
de l'abattre d'urgence ; on notait d'autre part de
graves désordres dans la tribune ainsi que dans
la charpente et la couverture de tuiles. |

Le clocher-porche
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Le
chevet |
De longue
date, cette vieille église
accrochée à la colline était peu accessible,
si bien qu'au début du XIXe siècle
une nouvelle agglomération s'est développée
au fond de la vallée sur les bords de la Dorne, assez
importante pour justifier l'édification d'une nouvelle église.
Ainsi naquit le nouveau centre de Pont-de-Fromentières
dépendant toujours de la commune de Mariac, laquelle
avec ses 775 habitants* se trouve avoir deux églises à entretenir.
La réfection simultanée des deux toitures a
contraint la municipalité de contracter la lourde
charge d'un emprunt mais, sous l'impulsion de son maire et
de son curé, la population a accepté d'aller
plus loin dans la rénovation intérieure de
sa vieille église qui symbolise l'âme et l'histoire
du pays.
*La population n'a guère varié depuis 1978,
puisque Mariac compte actuellement 753 habitants.
On procéda d'abord à l'enlèvement de
la tribune, vétuste et inutilisable, puis au déplacement
du grand et très beau retable en bois sculpté, peint et doré,
qui masquait dans l'abside les beaux ébrasements des fenêtres.
Il a été remonté le long du mur nu du fond de la nef.
L'autel, dont la pierre chanfreinée servait de support au rétable,
a été remonté plus en avant dans le choeur.
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Le
chœur de l'église de Mariac... "un très beau morceau d'architecture" (J.
Oisel) |
Le piquetage
de la voûte
a permis de découvrir sous les enduits grossiers
un bel appareil de pierres tandis que la démolition
de la partie supérieure instable de la sacristie
a dégagé une fenêtre du XVe siècle à double ébrasement
qui avait été aveuglée par cette construction
adventice. Le piquetage des enduits latéraux a fait
réapparaître la "litre" funéraire
qui faisait le tour de l'église avec les interruptions
ménagées pour accrocher des blasons
peints, lors des cérémonies. |

On
voit sur le mur du fond le grand retable déplacé lors
des travaux de restauration
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Contre
le doubleau, il reste l'amorce d'une ogive de l'édifice
du XVe siècle. |
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L'enlèvement des
retables en plâtre et des
médiocres autels du XIXe siècle des
deux absidioles ainsi que le dégagement des voussures
fort belles encadrant les ébrasernents, la réfection
et l'aménagement du dallage du chœur dans
lequel avaient été incluses deux anciennes
tables d'autels latéraux, la mise en place définitive
du maître-autel sur un double enmarchement réalisé avec
d'anciennes dalles récupérées, enfin
la suppression de la table de communion qui rompait la
pureté des lignes de l'église, tout cela
fait du chœur de Mariac un très beau morceau
d'architecture. Des vitraux en dalles de verre serties
dans du ciment ont été fournis par les
ateliers de Saint-Benoît-sur-Loire.
Le financement de ces travaux
a incombé en
grande partie à la Commune, aidée par
le Conseil général, les paroissiens et par
la "Sauvegarde".
Ajoutons que Mariac
a conservé, attenant à son ancienne église,
le Prieuré avec sa cheminée à hotte
et ses fenêtres à meneaux du XVe siècle,
ainsi que, indépendant du Prieuré,
le bâtiment de la Cure affecté selon la tradition
bénédictine au desservant à portion
congrue. La visite de ce remarquable ensemble
caché et peu accessible a été pour
nos membres une véritable révélation.
D'après les comptes rendus des visites
du 21 mai 1978 et du 21 mai 1990.
L'église de Mariac a été de nouveau visitée par la "Sauvegarde"
le 29 mars 2007, la présentation en étant faite par le père
Michel Extra. |
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