1- LAFFONT Pierre-Yves. Atlas des châteaux du Vivarais (Xe-XIIIe siècles), DARA, Lyon, Association lyonnaise pour la promotion de l'archéologie en Rhône-Alpes, 2004.
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![]() Chapiteaux du portail roman |
2- Un appareil harpé : se dit d'un mur dont l'appareil est construit en harpe, superposition d'éléments dont le milieu est au même aplomb et dont les têtes sont alternativement courtes et longues.
Le village de Saint-Laurent-sous-Coiron est perché sur un plateau basaltique sur le rebord sud-est du massif du Coiron. Sa situation privilégiée offre une remarquable vue sur Mirabel, facilement reconnaissable à sa haute tour carrée du XIIIe siècle. Autrefois ceinturé d’un rempart dont il reste quelques éléments architecturaux, le village est dominé par les vestiges du château et, en contrebas, par l’église paroissiale qui a intégré un joli portail roman.
![]() Bâtiment castral |
![]() Rempart |
La municipalité de Saint-Laurent-sous-Coiron
souhaite apporter une variante au sentier pédestre qui évite
actuellement le village intra-muros, en favorisant un nouveau parcours
dans ses rues. Ce parcours devrait à terme permettre la découverte
du site du château médiéval, de l’église
et de la porte dite « est » du village (elle est
en fait à l’ouest !). Les vestiges du bâtiment
castral du XIIIe siècle, sur le site du château,
feront ultérieurement l’objet d’une consolidation et
d’un aménagement. La porte ouest fait aujourd’hui l’objet
d’une première phase de travaux et doit être consolidée.
Notons qu’une autre porte s’élevait à l’est
du village mais que celle-ci s’est effondrée faute d’intervention
visant à sa sauvegarde.
Le château a fait l’objet d’une notice par
Pierre-Yves Laffont publiée dans son Atlas1 :
les vestiges d’un bâtiment quadrangulaire peuvent être datés
de la fin du XIIe ou plus sûrement du XIIIe siècle.
La construction s’élevait au moins sur deux niveaux en parements
de basalte. Les chaînages d’angle et les encadrements d’ouvertures
ont été taillés dans le calcaire. Au nord, une porte en
plein cintre était surmontée d’une ouverture à fort ébrasement.
1- LAFFONT Pierre-Yves. Atlas des châteaux du Vivarais (Xe-XIIIe siècles), DARA, Lyon, Association lyonnaise pour la promotion de l'archéologie en Rhône-Alpes, 2004.
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Église Saint-Laurent | |
Une église Saint-Laurent est mentionnée à la
fin du VIIe siècle mais il ne reste bien entendu aucun
vestige de cette première installation. L’église paroissiale
qui s’élève aujourd’hui présente de prime
abord peu d’intérêt patrimonial si ce n’est le
portail roman qu’elle a conservé. Construit en calcaire blanc,
son ouverture en plein cintre à trois rouleaux est entourée
de deux colonnes dont l’une supporte un chapiteau antiquisant qui
mériterait qu’on s’y attarde.
Enfin, la porte du village s’élève dans un décrochement
du rempart. L’architecture est rudimentaire et aucun élément
stylistique ne permet d’avancer une datation absolue sans avoir recours
aux archives.
![]() La porte vue du haut |
Large de 1,76 m et haute de 2,88 m (par rapport au niveau de sol actuel) et débouchant côté nord sur un chemin étroit et abrupt, la porte était certainement à usage piéton. La voûte en arc segmentaire est faite de moellons équarris posés de chant et liés au mortier. Le parement de la porte est harpé2 avec le rempart : leur construction est donc contemporaine. Côté est, la porte se poursuivait derrière le mur de soutènement d’un jardin en terrasse postérieur à la porte.
Marion CHARLET
2- Un appareil harpé : se dit d'un mur dont l'appareil est construit en harpe, superposition d'éléments dont le milieu est au même aplomb et dont les têtes sont alternativement courtes et longues.
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Porte
d'entrée est du village.
Croquis d'après photographie redressée. Les moellons calcaires
sont marqués d'un "C".
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