| VIVIERS
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-Visite de la ville
-Chapelle Saint-Ostian
-Chapelle Saint-Michel
-Vestiges de la tour Saint-Martin et du château-fort
de l'Ourse |
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- Visite de la ville (28 septembre
2002)
Plus
de 80 personnes assistaient à cette visite par un temps d'automne
splendide bien qu'un peu frais le matin.
Elle devait être accompagnée par Yves Esquieu, président
de l'association Patrimoine Vivarois. Malheureusement,
ce dernier ayant eu, peu avant, un accident n'a pu y participer ;
la visite a donc été guidée et commentée
par Madame Leclère, accompagnée de Madame Pènelon,
représentant toutes deux Patrimoine Vivarois et
l'Office de Tourisme.
Le regroupement s'est fait le matin
dans la cour du Grand Séminaire. La construction de ce bâtiment
débuta en 1785 ; la Révolution, puis les lois
de 1905, en chassèrent à deux reprises les nombreux
séminaristes. Depuis 1977, il ne fonctionne plus comme tel,
mais reçoit des groupes à longueur d'année.
La journée se poursuit par la visite de la ville.
Viviers possédait deux enceintes : celle de la ville basse,
lieu de l'artisanat et du commerce, et celle de la ville haute enserrant
le quartier canonial. Elle fut cité épiscopale
depuis le Ve siècle et capitale de l'ancien
Vivarais.
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La
cathédrale, la tour Saint-Michel et une partie de la ville
haute |
| Après
avoir franchi les vestiges de la porte Riquet, nous nous arrêtons
devant la maison de Noël Albert, commerçant enrichi
par le négoce du sel et qui se piquait de noblesse. La façade
richement sculptée, avec ses colonnades antiques, scènes
de tournois et médaillons, reflète le début
de la Renaissance dans la ville et lui a fait donner le nom de Maison
des Chevaliers.
Plus haut dans la ville, les bâtisseurs romans ont laissé
leur empreinte : ruelles étroites, baies jumelées
en plein cintre et chapiteaux ornés. À l'époque
gothique, les façades furent modifiées par de larges
fenêtres à croisées.
Nous franchissons la seconde enceinte par la porte
de la Gache et voici la tour Saint-Michel qui, à l'origine,
constituait le seul accès à la ville haute résidence
de l'évêque et des chanoines. La tour date du Xle
siècle pour la base et du XIVe pour sa partie
supérieure. Du haut de la "bramardière",
le guetteur était chargé d'avertir du danger. |

La
maison de Noël Albert (Agrandir
l'image) |
| Nous nous dirigeons
vers la cathédrale Saint-Vincent, le fleuron de la
cité. Viviers fut ville épiscopale depuis le
Ve siècle où les évêques
quittèrent Alba. C'est au XIIe siècle
que l'évêque Léodegaire releva de ses
ruines la toute première cathédrale pour faire
construire celle que nous connaissons. La consécration
par le pape Calixte II eut lieu le 27 février 1119.
L'édifice était bordé au nord par les
bâtiments où les chanoines vivaient en communauté :
cloître, salle capitulaire, réfectoire, ... Plus
tard ils furent autorisés à se faire bâtir
leurs propres habitations tout autour du quartier cathédral.
À l'origine, des piliers séparaient
la nef romane en trois parties et un déambulatoire
avec quatre chapelles rayonnantes entourait le
chevet. Les murs romans éclairés par
des baies en plein cintre existent toujours, mais
au XVesiècle l'évêque
Claude de Tournon, épris de magnificence,
procéda
à l'édification d'un splendide chœur
gothique flamboyant doté d'une abside à 9
pans. Durant les guerres de religion, la cathédrale
fut endommagée. En 1562, le mobilier fut
détruit.
Ce sont les troupes de Noël Albert — d'abord
bailli de l'évêque, puis chef des protestants
— qui, en 1567, démolirent partiellement
l'édifice :
pillages, toitures effondrées, destruction
du jubé
et des décors du chœur, violation du
tombeau de Claude de Tournon.
À la fin du XVIe siècle,
les travaux commencèrent. Les piliers de la nef furent
supprimés et la voûte reçut une charpente
en bois provisoire avant sa restauration au XVIIIe
par l'architecte Franque d'Avignon. Monseigneur de Lafont
Savine fut le premier évêque qui prêta
le serment de fidélité à la Révolution,
ce qui permit peut-être à la cathédrale
de se trouver épargnée. Toutefois Viviers
souffrit du transfert du siège épiscopal à
Mende de 1801 à 1823. Des tapisseries des Gobelins
ornent le chœur ; on y admire également des
stalles sculptées en noyer et un tableau de Mignard,
L'Annonciation.
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La
tour Saint-Michel |
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| Monseigneur
Blondel, empêché, avait délégué
le père Villedieu pour nous accueillir à l'évêché,
maintenant installé dans l'hôtel de Roqueplane
datant du XVIIIe siècle et qui fait face à l'ancien
palais épiscopal, construit en 1742 et mairie actuelle à
la suite d'un échange effectué entre évêché
et municipalité il y a quelques années. Monsieur
Michel Robert y évoqua alors la découverte
qu'il fit en 1987 à
l'occasion de travaux de terrassement destinés à l'établissement
du parking actuel de la mairie. Ces travaux mirent au jour
les vestiges d'une église funéraire du VIe siècle,
riche de 26 sépultures avec, au centre de l'abside,
une tombe maçonnée et scellée dont
tout nous autorise
à penser qu'il s'agit de celle de Saint Venance, quatrième
évêque de Viviers et dont la vie fut étroitement
liée à celle de Viviers. Selon d'anciens documents,
il aurait été le fils du roi burgonde Sigismond
et il renonça aux honneurs de son rang pour se
consacrer à
l'Église. |

L'hôtel
de Roqueplane, siège de l'évêché |
| On
dit que le clergé et le peuple de Viviers le portèrent
par acclamations au siège épiscopal. II releva
les murailles de la cité qui tombaient en ruines,
restaura la toute première cathédrale disparue
aujourd'hui et fit construire l'église et le baptistère
Saint Julien au quartier du même nom, ainsi que
la première église
Notre-Dame (qui prendra ensuite le nom de Notre-Dame-du-Rhône).
Cette dernière ne fut jamais relevée de ses
ruines et une nouvelle église fut construite à proximité
sous le même vocable ; on peut encore la voir au-dessus
du dit parking. Ce sont probablement les restes de l'église
primitive que Monsieur Robert a découverts. Malgré
l'enthousiasme des archéologues qui écrivaient
dans le journal "Le Monde" : "L'ensemble,
d'une exceptionnelle qualité,
est sans doute unique en Europe", le site, fouillé trop
rapidement, fut soigneusement recouvert dans l'attente de
nouvelles fouilles... hypothétiques ! |
| À
midi, nous pénétrons dans la mairie, où
Maître Magnard, premier adjoint, propose au groupe quelques
questions concernant la ville avant de nous convier à
un apéritif sympathique où nous avons tout loisir
de contempler les peintures de la "Salle à l'Italienne".
Nous prenons ensuite la Grand Rue, en travaux,
pour admirer au passage les hôtels du XVIIIe
siècle, de Beaulieu et de Tourville, ainsi que de
nombreuses façades ornées. Puis c'est au Grand
Séminaire qu'un excellent repas nous est servi.
Après l'assemblée générale,
tenue dans le séminaire et la visite des anciennes
chambres des séminaristes, nous prenons les voitures
pour nous rendre à la chapelle Saint Ostian.
- La chapelle Saint-Ostian
Saint Ostian, que l'on disait parent du roi des
Burgondes, aurait prêché au VIe siècle dans le
Vivarais et le Velay. Il vécut en ermite près
du petit ruisseau de Couspier et aurait réalisé
des miracles. La chapelle construite après sa mort
devint un lieu de pèlerinage et des processions s'y
déroulaient pour obtenir la pluie. Lors de sa restauration
- ou reconstruction - au IXe siècle, l'autel fut
bâti sur son sarcophage. En 1868, les fouilles entreprises
mirent au jour des reliques qui furent transportées
à la cathédrale. Dominé par les ruines
de l'ancienne tour de guet de Saint-Martin, ce lieu agreste
au milieu des vignes constitue à présent un
agréable but de promenade pour les vivarois.
Yvonne LECLÈRE |

Hôtel
de Beaulieu |
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La
chapelle Saint-Ostian |

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Nous ajouterons
que le bâtiment actuel daterait du XIIe siècle
et que son architecture est typique de celle de nombreuses
petites églises rurales vivaroises, avec sa nef unique de
deux travées, voûtée en berceau et renforcée par un gros
arc doubleau, ses arcs de décharge latéraux et son abside
semi-circulaire, plus basse que la nef et voûtée
en cul-de-four.
La
petite porte latérale qui s'ouvre au sud présente
un tympan sculpté malheureusement très
altéré.
Par ailleurs, de nombreux remplois, provenant très probablement
de l'édifice primitif, sont encastrés dans les
murs de la chapelle. Un certain
nombre d'entre eux sont présentés dans le DVD "Églises
romanes en Ardèche" publié
par la "Sauvegarde".
De plus, Mlle Christiane Bernard a attiré notre
attention sur trois autres pierres de réemploi, beaucoup
moins connues, qu'elle présente ici :
Parmi
les nombreux réemplois de cette chapelle,
certains sont très souvent décrits.
Mais il y en a deux pas très visibles souvent
oubliés, et un dont la taille modeste l'a
fait passer inaperçu, car je ne l'ai jamais
vu publié.
Le premier est très difficile à voir car
situé à l'intérieur en haut du mur
gauche de la nef deuxième travée, sous
l'amorce de la voûte. Il est décrit sur
la note qui figure à l'entrée de la chapelle.
C'est un fragment de frise d'entrelacs en relief semi-méplat
de 16x43 cm. Il représente une torsade à 3
brins terminée par une boucle à une extrémité.
Le deuxième se situe à l'extérieur
dans le mur pignon du clocher. Il s'agit d'un double
motif : à gauche une croix pattée
(présentée comme croix de Malte, mais
je ne suis pas d'accord car elle n'est pas bifide) ; à droite
un motif carolingien classique : le quatre feuilles
(qui figurait sur la plaque de chancel volée à St Sulpice
de Trignan).
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Fragment
de frise d'entrelacs situé à l'intérieur de la chapelle
Réemploi
situé à l'extérieur dans le mur pignon du clocher
(celui-ci nous avait déjà été signalé par
Michel Rouvière)
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Le troisième
est une toute petite pierre en calcaire de 13x4.5
cm située à droite de la porte
sud. Elle a pourtant été mise
en valeur par les bâtisseurs qui l'ont située
exactement en pendant de la portion de chrisme qui
se trouve à gauche de la porte.
C'est surtout
l'association des 2 motifs qui la composent qui
est rare : je n'en connais pas
d'autre à ce jour. Il s'agit d'une frise composée
d'une corde parallèle à un motif au
trépan. La corde est un motif dont la représentation
remonte très loin dans le temps. Des motifs
au trépan sont visibles dans le sud de la
France, dans des églises du premier art roman
( St Martin de Londres et St Pierre de Rhèdes
dans l'Hérault).
La pierre est coupée à droite et en
haut sur la longueur. Elle pouvait être un
angle de table d'autel, un fragment d'inscription
ou de chapiteau ?
Les murs de la chapelle comportent de très nombreux fragments de tegulæ.
Texte
et photographies : Christiane BERNARD |

Réemploi
situé à droite de la porte sud
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Ce
chapiteau provient aussi de la chapelle Saint-Ostian,
où il a longtemps été utilisé comme bénitier.
Depuis
quelques années, il en a été retiré pour être placé
en lieu sûr.
Photographie
Christiane Bernard |
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- La
chapelle Saint-Michel
C’est
vers 475 que l’évêque et le clergé quittèrent
Alba pour venir s’installer à Viviers, sur le
rebord oriental d’un promontoire rocheux dominant le
Rhône.
Au XIe siècle, les évêques-comtes
du Vivarais entreprirent la construction d’une vaste enceinte autour
de la cathédrale et de son cloître, du palais épiscopal
et des bâtiments canoniaux. Une tour-porche en constituait l’entrée
monumentale ; ce sont le rez-de-chaussée et le premier étage
de l’actuelle tour Saint-Michel.
Au début du XIIe siècle, les
chanoines firent aménager dans le premier étage de la tour
une chapelle dédiée à saint Michel. Elle est de plan
carré, avec des murs légèrement cintrés et
un décor d’arcatures et de colonnes aux chapiteaux sculptés
reposant sur un mur-bahut faisant le tour de la pièce.
Pour permettre l’accès à cette chapelle,
on creusa un escalier à vis dans l’épaisseur du mur
du rez-de-chaussée, car jusque là, la porte ouverte dans
le mur oriental donnait sur le vide ; on l’atteignait sans doute
par un escalier en bois ou une échelle facile à retirer
en cas de danger.
Fait exceptionnel, l’abside semi-circulaire, voûtée
en cul-de-four, ne regarde pas l’orient, mais l’occident. |

Chapelle
Saint-Michel.
On voit, au centre, l'ancienne porte qui donne sur le vide et, à droite,
l'issue de l'escalier, avec linteau en bâtière et arc surhaussé.
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L'abside |
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La
coupole octogonale, sur trompes coniques, est très
profonde, avec des voûtains nettement marqués.
Sur chaque trompe, sculpté en méplat et très
stylisé, le symbole d’un des évangélistes tenant
chacun son livre : l’aigle de saint Jean ; le
taureau de saint Luc ; l’ange de saint Matthieu
et le lion de saint Marc, avec la queue terminée
par une flèche.
Et ce qui surprend
peut-être le plus dans cette chapelle, c’est
l’ornement des huit pans de la coupole dont pratiquement
chaque pierre porte, gravé ou sculpté en
méplat, des lettres, des noms, des motifs symboliques
ou purement décoratifs, des personnages, des animaux,
le tout sans aucun ordre apparent. |

La
coupole dont les trompes portent les symboles des quatre évangélistes.
Deux
exemples du décor des pans de la coupole.
En haut, on reconnait une partie de la Cène. Le Christ est le troisième
personnage à partir de la gauche. |

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Ici
aussi, Christiane Bernard a attiré notre attention
sur un élément qui passe très souvent
inaperçu, du fait de
sa position. Il s'agit d'une pierre sculptée réemployée
au-dessus de la fenêtre percée dans l'arcature
centrale de l'abside. Elle nous la décrit ainsi : |
Il s'agit
d'un motif que l'on retrouve souvent sur les piliers ou
plaques de chancel carolingiens : une hélice à pales
(ici au nombre de 4, souvent 3), motif sans doute dérivé du
symbole solaire celtique que l'on trouve à Cruas
(et qui figure aussi sur certaines pierres carolingiennes).
Ce motif figure sur des pierres de cette période
trouvées à Nice (06), Aix-en-Provence et
Marseille (13), Vaison-la-Romaine (84), Flavigny en Bourgogne
et en Italie à Vintimille entre autres.
Ici la pierre est cassée sur sa partie droite :
l'une des pales est tronquée à son extrémité.
Cette pierre peut provenir de l'un des édifices
antérieurs à la cathédrale du XIIe siècle, mais pourrait aussi provenir de l'ancienne église
Notre-Dame (devenue Notre-Dame du Rhône) dont les
fouilles ont fourni un autre fragment carolingien à entrelacs,
conservé par Y. Esquieu dans les locaux de l'ancien évêché,
actuellement Hôtel de Ville.
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Pierre
réemployée dans la chapelle Saint-Michel, au-dessus de la
fenêtre ouverte dans l'arcature centrale de l'abside.
Photographie :
Christiane Bernard |
Bibliographie :
BUIS Micheline, La sculpture à entrelacs carolingiens
dans le sud-est de la France, Thèse de 3e
cycle, Aix-en-Provence, 1975.
SAINT-JEAN Robert, Vivarais Roman, Éd. Zodiaque, 1991
- Tour Saint-Martin et château de l'Ourse
Impossible de quitter Viviers sans rendre un hommage à ses
deux sentinelles médiévales, qui tombent en
ruine dans la plus totale indifférence : La tour St
Martin et le château fort de l'Ourse.
Ces deux monuments sont pourtant parfaitement
visibles et sont si bien intégrés au paysage,
que sur les millions d'automobilistes qui défilent
chaque année
devant eux, peu seraient capables de dire qu'ils existent.
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La
tour Saint Martin
Située au nord-ouest
de la ville, perchée sur une colline dominant
la vallée de l'Escoutay, elle surplombe le
site paisible de la chapelle Saint-Ostian. Il semble
d'ailleurs que la première dédicace
de la chapelle ait été à saint
Martin et la tour a conservé ce nom.
Datée approximativement du XIIIe siècle
et appelée anciennement "tour des rochers",
elle est citée dans un acte
de 1394. Une lithographie de 1834 la montrerait encore
crénelée (lithographie de Villeneuve
et Thierry Frères), mais je cherche vainement
depuis longtemps à accéder à ce
document faisant partie d'archives privées.
On la voit de loin et longtemps en descendant d'Alba
pour rejoindre Viviers. Elle faisait partie de ces tours
de guet nombreuses au Moyen-Âge situées
en des points stratégiques faisant office de surveillance
et de défense. Elle est en ruine à la fin
du XIXe siècle.
Elle mériterait d'être
sauvée mais vu son état il y a urgence
au moins pour stopper le processus de dégradation.
On a pourtant bien sauvé la Tour de Brison !
Le Château fort de l'Ourse :
Situé à l'opposé au
sud de la ville, au bord de la RN 86, sa date de construction
est tout aussi incertaine que pour la tour Saint- Martin,
et située environ au XIIIe siècle.
Il conserve un rôle militaire jusqu'à la
fin du XVIe siècle. En 1582 les États
du Vivarais décident son démantèlement.
L’inventaire du canton de Viviers parle d'une
construction carrée qu'il pense être une
tour mais semblerait plutôt être la citerne,
et d'une pièce voûtée en berceau
actuellement enterrée.
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La
tour Saint-Martin

Le château de l'Ourse
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Pour le
simple voyageur qui arrêtera sa voiture au pied
des ruines, il verra un grand mur : la partie
est de l'enceinte, percée de deux meurtrières. À l’avant
une rampe d'accès et son mur de soutènement
et un détail d'architecture qui semble être
un dispositif de défense de la porte. Le château
est privé et totalement envahi par la végétation.
Il m'a été rapporté à son
sujet l'une de ces histoires de trésor (encore
une !) qui ferait que ses propriétaires
n'autorisent pas la fouille !!!
Il fait partie de cette longue chaîne de forteresses
médiévales qui jalonnent les bords du
Rhône tout au long de son cours (comme le Rhin
ou le Danube) en des points stratégiques réutilisant
parfois des sites bien antérieurs.
Le génie de leurs constructeurs réside
dans leur façon d'implanter ces édifices
sur le relief existant en intégrant celui-ci
par endroit comme défense naturelle (ici au
niveau du promontoire est).
Texte et photographies : Christiane
BERNARD
Bibliographie :
- ARNAUD (Abbé Pierre), Valvignères
en Helvie, Privas, Imprimerie
Lucien Volle, 1963.
- CHABALI M. et alii, dans "Inventaire
topographique du canton de Viviers", Paris,
Imprimerie nationale, 1989.
- LAFFONT Pierre-Yves, Atlas des châteaux
du Vivarais (Xe - XIIIe siècles), DARA,
Lyon, Association lyonnaise pour la promotion de
l'archéologie en Rhône-Alpes, 2004
- SALCH Charles-Laurent, Dictionnaire des châteaux
et des fortifications du Moyen Âge en France, Strasbourg,
Editions Publitotal,1987, p. 1248.
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